
Lundi 23 Novembre 2009, une journée pas comme les autres pour nous. Voila longtemps que j’attendais la venue de Leaves’ Eyes en concert en France, et ce soir, c’est leur come back ! Impossible de manquer l’évènement qui allait concrétiser deux ans de bons et loyaux services du fan que je suis. Ce n’est pas la même relation avec Metallica que j’ai vu en concert à Bercy le 1er Avril, groupe aussi inaccessible que mythique. Leaves’ Eyes je ne les connais que depuis peu et pourtant quelque chose m’enchante, il y a une forme de proximité avec leur public et un côté beaucoup moins professionnel qui me plait tant. J’ai acheté leur dernier album, premier cd original depuis… je ne me souviens même plus, et surtout leur dvd du concert en Belgique : We Came with the Northern Winds qui présentait le groupe d’une manière plutôt attachante sur un dvd bonus.
Moins de deux semaines avant le soir fatidique, je contacte quelques camarades dont certains sont aussi friands que moi de métal, pensant qu’une découverte pourrait les intéresser. 3 ont répondu présents sans réellement avoir écouter les groupes. Oui, car ce soir, Leaves’ Eyes ne sera pas seul pour ce festival : ce n’est pas moins de 5 groupes qui seront sur scène ! Leave’s Eyes et son image masculine Atrocity (évidement, ce sont pratiquement les mêmes membres à l’exception de Liv Kristin) puis Sirenia, Elis et Stream of Passion. Il aura fallut s’intéresser à eux pour préparer le concert, découvrir sur place n’est pas obligatoirement suffisant pour établir un lien fort entre un groupe et un public, je préfère me faire une idée avant. Atrocity je n’avais jamais accroché, Elis et Strem of Passion ne retiennent pas mon attention. Sirenia sort du lot avec sa nouvelle chanteuse espagnole Ailyn bien que vocalement elle ait un peu de mal sur certains morceaux, le groupe dégage quelque chose d’inattendu. Pour le coup j’ai écouter en boucle ce denier album The 13th Floor, mettant à l’écart Njord de Leaves’ Eyes pourtant le plus abouti jusqu’à présent.

Les jours passent, le 23 novembre pointe le bout de son nez : double objectif réussir notre premier examen de l’année qui ne s’annonçait pas dans la poche, et arriver à l’heure au festival. Nous finissons à 17h45, ouverture à 18h et seulement 40min pour y aller ! On est mal barré ! Finalement après plusieurs péripéties (dont un petit accident de voiture à l’entrée de la Cité des Sciences et la difficulté à trouvé le Glazart) nous font arriver à 20h30 ! On s’attendait à une grande salle avec une belle enseigne lumineuse effet bobo, et on s’est retrouvé devant un hangar RAPT désaffecté très mal indiqué… j’avais perdu confiance, prêt à rentrer lorsque l’un des miens dit d’une petite voix qu’il a trouvé le Glazart, mais je n’étais que partiellement soulagé…
On se dépêche d’entrer, devant les vestiaires on nous indique qu’on a raté la moitié du concert : “qui avait-on raté ?!” Je pousse les lourdes portes insonorisés et m’insert dans la salle en premier. Quelques tests de guitares sur scène, la salle est en longueur, juste à l’entrée des ventes de cd sont organisés. Une ambiance dark avec une centaine de personnes seulement, cheveux longs et cuirs noirs de rigueur pour la très grande majorité ; je n’étais pas plus étonné par les gens que par la salle en elle même, rien à voir avec le Zenith de Paris 200m derrière à peine. On se faufile à l’arrière pour avoir un peu de place, tout de suite les lumière s’éteignent et Atrocity monte sur scène. Super pour chauffer la salle, avec les reprises des hits des années 80 version metalleuse et la voix roque d’Alexander Krull au micro avec les lesbiennes SM moitié nues moitié vêtues de cuir font leur petit effet. Surtout lorsqu’il fait monter sur scène une jeune goth lui proposant de danser pour son groupe. Je ne sais pas si sa pudeur l’a poussée à refuser mais elle a vite demander à retourner à sa place. On en prendrait presque plaisir, surtout quand Sandra Schleret d’Elis les rejoint pour une série de duos. Sa voix puissante et cristalline nous a glacé le sang. Présents depuis 30min et déjà on ne regrettait pas le déplacement.

Tiens, quelque chose me titille, à ma gauche une jeune fille, elle aussi heureuse d’être présente, me rappelle étrangement quelqu’un, mais qui ? J’ai côtoyé plein de gens, principalement à la fac, mais impossible de me rappeler de ce joli minois sous son maquillage. J’attends la fin de la formation en cours pour me lancer et lui demander si nous nous sommes déjà rencontré à l’université. Mais à peine le groupe sorti de scène qu’elle part rapidement en direction des toilettes… hommes ! Uh ?! Le temps de calibrer les instruments et ma grande satisfaction je n’avais pas raté Sirenia, qui monte sur scène, les lumières se balancent et surprise, je me rends honteusement compte que la jeune femme n’était autre qu’Ailyn en personne ! Pas le temps de se cacher, ya du gros son et il faut en profiter. Le groupe alterne les titres de leur dernier album que je connaissais désormais par cœur et leurs anciennes compositions qui m’ont terriblement marqués (malheureusement le plaisir ne fut pas retrouvé chez moi, puisque la voix particulière d’Ailyn m’envoute plus volontiers que celles des précédentes chanteuses…) Atout indéniable du Glazart : la caméra qui filme la scène et la diffuse sur un grand écran visible depuis l’arrière de la salle, mais également contre le mur face au bar via un vidéoprojecteur. Idéal à la fois pour ceux qui sont dans l’espace lounge du bar ou comme nous relativement loin : nous nous étions placés précisément à coté de l’écran pour en profiter, et oui ! les chanteuses sont déjà pas bien grandes…
Une nouvelle pause s’impose, surtout après cette grande claque : la musique ne devrait se concevoir uniquement en live ! Un passage par le bar avant de rejoindre la terrasse aménagée, couverte et chauffée l’hiver, ouverte sur une plage l’été ! Drôle de concept, mais bienvenu entre 2 groupes pour prendre l’air frais. Plus de doute possible, le dernier groupe se devait être le clou du spectacle. Et lorsque la corne de brume caractéristique de Njord retentit, tout le monde se précipite dans la salle soit pratiquement 200 personnes. Leur setlist nous a gratifié de pratiquement tout leur dernier album avec un excellent Farewall Proud Men en guise de final juste avant le rappel. Liv Kristin a bien envoyé avec sa voix mélodieuse, j’avais un peu peur de voir un show au rabais compte tenu qu’elle avait eu une extinction de voix quelques jours plus tôt et que la nouvelle bassiste ne les accompagnait pas. Heureusement Seven Antonopolous nous a placé un superbe solo de batterie qui en a laissé bouché bée plus d’un dans la salle. Ces 45 dernières minutes ont été exceptionnelles, Ailyn est réapparue dans la salle, certains ont pu prendre des photos avec elles mais pas de dédicace, dommage pour nous, pas le temps d’attendre la sortie des artistes, les cours du lendemain nous attendaient…

Pour conclure, et reprendre l’expression de mes proches que je remercie de m’avoir fait confiance pour cette soirée : c’était Noël avant l’heure dans mes yeux. L’adage “Femme à Corset, Femme à Aimer” s’est encore une fois vérifié ce soir là : Liv Kristin, Ailyn et Sandra Schleret l’ont encore une fois prouvé. Nous sommes rentré avec plein de souvenirs non seulement du délicieux concert, très intime avec l’impression d’un cadeau fait aux fans, mais aussi de tous les à côté, l’ambiance, le trajet. En espérant leur retour cette fois-ci en solo si possible. En attendant, je me suis mis à écouté le nouvelle album d’Elis sorti le 27 Novembre : Carthasis.